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Transport Mobilité

Description du projet

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publié le 1er octobre 2018 (modifié le 1er mars 2019)

Description technique

Le projet consiste à aménager sur une distance de 5 km au Nord de la commune, une nouvelle route nationale à 2 × 1 voie avec créneaux de dépassement entre l’entrée ouest de Châtenois et l’autoroute A35 à l’est. La déviation de la commune de Châtenois se verra attribuer le statut de route express sur la totalité de sa longueur.
L’origine du projet de déviation se situe sur la RN59 actuelle à l’ouest de l’agglomération de Châtenois, à proximité de l’accès au SMICTOM (centre d’enfouissement des déchets) à quelques centaines de mètres des premières habitations.

Après le franchissement de la voie ferrée par un ouvrage de type pont-route, il est prévu l’implantation d’un giratoire à quatre branches sur l’actuelle RD424 qui permettra d’assurer le raccordement avec l’ancienne RN59 (traversée de Châtenois) via le giratoire existant à l’ouest de l’agglomération. Le nouveau giratoire à quatre branches permettra les échanges avec la RD424 pour desservir le Val de Villé. La section restante de l’actuelle RN59 entre le giratoire existant précité et le SMICTOM sera conservée pour la desserte locale. Elle sera mise en impasse au niveau du chemin forestier à l’ouest de l’entrée du SMICTOM.

Après le nouveau giratoire avec la RD424, le tracé rejoint la rive droite du Giessen en limite de zone inondable, avec un créneau de dépassement de 100 m dans le sens Sainte-Marie-aux-Mines vers Sélestat. La RD35 est rétablie à l’aide d’un passage supérieur au-dessus de la déviation. Il n’est pas prévu d’accès direct sur la future déviation de Châtenois depuis la RD35. Ce rétablissement comprend de plus un ouvrage hydraulique dimensionné pour respecter les écoulements des crues du Giessen.

Le projet emprunte ensuite la partie sud de la zone inondable du Giessen sur près de 800 m sans jamais franchir le cours d’eau. Il franchit cependant quatre fois le canal du Muehlbach, formé par un bras de dérivation de la Lièpvrette et qui rejoint le Giessen 1 km avant la limite avale de la zone d’étude. Ce cours d’eau devra être rétabli sur 400 m.

La déviation s’incurve par la suite vers le sud à l’approche de la voie ferrée qu’elle franchit une seconde fois à l’aide d’un pont-route. Elle s’inscrit alors dans une zone de vignoble AOC sur environ 700 m avant de retrouver l’ancienne RN59 au niveau du giratoire existant à l’est de l’agglomération qui sera conservé. Le projet prévoit également un autre créneau de dépassement de 100 m avant le raccordement avec le giratoire existant, cette fois-ci pour le sens Sélestat vers Sainte-Marie-aux-Mines. Au-delà du giratoire existant, le tracé emprunte la RN159 et passe au-dessus de la voie communale « Schlettsweg » avant de se raccorder à l’autoroute A35 au moyen de l’échangeur autoroutier existant.

La déviation de Châtenois sera classée dans le réseau routier national et prendra la dénomination de RN59. L’itinéraire actuel de la RN59 en traversée de Châtenois sera déclassé du réseau routier national sur toute la longueur déviée, soit environ 3,5 km entre le giratoire de raccordement à l’Est et le point de raccordement à l’Ouest.
La section entre le point de raccordement à l’Ouest et la RD35 sera reclassée dans le réseau routier de la commune de Châtenois. La section entre la RD35 et le giratoire de raccordement à l’Est sera quant à elle reclassée dans le réseau routier départemental.

Simulation 3D du projet de déviation de Châtenois

Insertion du projet dans l’environnement

Le projet de déviation de Châtenois est soumis à l’autorisation environnementale au titre de la loi sur l’eau et aux dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux espèces et habitats protégés.

Le dossier d’autorisation environnementale a été réalisé sur la base des études d’Avant-Projet réalisées par le maître d’œuvre du projet entre 2014 et 2015. Il s’appuie également sur les études spécifiques menées ultérieurement à la déclaration d’utilité publique (DUP) pour préciser les impacts du projet d’aménagement de la RN 59 sur la ressource en eau et le milieu aquatique ainsi que sur les espèces et habitats protégés.

À ce titre, une nouvelle étude hydraulique (modélisation 2D) a été réalisée entre 2015 et 2016. Cette étude hydraulique a notamment permis d’évaluer précisément le volume en zone inondable à compenser.

Un autre bureau d’études a également été mandaté pour réaliser une expertise sur les zones humides et le dossier de demande de dérogation au régime de protection des espèces : une campagne d’inventaires sur un cycle annuel a ainsi été réalisée durant l’année 2016.

Sur la base de ces inventaires, la démarche d’évitement et de réduction des impacts a été mis en place. Les impacts résiduels à l’issue de cette démarche « éviter - réduire » seront compensés dans le cadre du dossier d’autorisation environnementale.