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Prévention des risques

Les grands axes de la prévention des risques naturels majeurs

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publié le 23 mai 2017 (modifié le 24 mai 2017)

La politique de prévention des risques naturels majeurs s’appuie sur 7 piliers :

1. La connaissance des aléas et des enjeux, alimentée, d’une part par la connaissance des événements historiques passés, d’autre part par les travaux d’études et de recherches, permet de mieux comprendre les phénomènes, leur localisation, leur étendue et leur intensité..

2. La surveillance et la prévision des aléas dont l’objectif est d’anticiper un événement, d’évaluer son intensité afin de pouvoir informer et alerter rapidement les autorités et la population et préparer la gestion de crise. Pour l’inondation, la DREAL Grand Est héberge les services de prévision des crues (SPC) Oise-Aisne (OA), Saône-amont Marne-amont (SAMA), Meuse-Moselle (MEMO), Rhin-Sarre (voir la rubrique « Prévision des crues »).

3. L’éducation et l’information du public vise à développer avec l’ensemble des partenaires une culture et une mémoire du risque, mais aussi à faire du citoyen un acteur de sa propre sécurité, au travers notamment des dossiers départementaux des risques majeurs (DDRM), des documents d’information communale sur les risques majeurs (DICRIM) et de l’information des acquéreurs et des locataires (IAL) en cas de ventes ou de locations immobilières. Toutes les informations relatives aux risques et aux communes concernées sont disponibles sur un site national www.prim.net et au plan local sur les sites IAL des préfectures. En 2014, un portail cartographique a été mis en place par le MTES, permettant à tout citoyen de connaître les risques qui le concernent, il s’agit du site www.georisques.fr.

4. La prise en compte des risques naturels dans l’aménagement du territoire passe par une maîtrise de l’urbanisation. Institués par la loi "Barnier" du 2 février 1995, les Plans de Prévention des Risques Naturels (PPRN), constituent l’instrument essentiel de l’État en matière de prévention des risques naturels et ont pour objectif de réduire l’exposition au risque des biens et des personnes. Les PPRN sont élaborés par les services départementaux de l’État (DDT) sous l’autorité du préfet en associant les collectivités locales et en concertation avec le grand public. Ils sont établis sur la base d’une cartographie des zones à risques, interdisent ou réglementent l’urbanisation et la construction dans les espaces les plus exposés. Il peut prescrire diverses mesures, comme des travaux sur les bâtiments existants, des interdictions de construire ou de certaines pratiques agricoles. Après approbation, les PPRN valent servitude d’utilité publique et sont annexés au plan local d’urbanisme (PLU), qui doit s’y conformer. Les PPR approuvés sont consultables en mairie et sur les sites IAL des préfectures (voir la rubrique « PPRi »). En l’absence de PPRN, le Plan Local d’Urbanisme (PLU) doit, à partir du porter à connaissance des risques réalisé par le Préfet aux collectivités, définir les zones exposées aux risques et les règles spécifiques à respecter.

5. La réduction de la vulnérabilité consiste à prendre des mesures pour diminuer les dommages engendrés par les aléas naturels afin de :

  • réduire la probabilité d’occurrence ou l’intensité des phénomènes soit par des actions visant à réduire ou atténuer les phénomènes (ouvrages de ralentissement dynamique par exemple) soit par des protections qui font obstacle aux phénomènes (digues par exemple) ;
  • adapter les enjeux à leur exposition au risque afin de limiter les dommages aux personnes, aux biens et aux activités (renforcement des murs et des planchers dans les constructions existantes en cas de crue, constructions para-sismiques, consolidation des fondations contre la sécheresse, etc…).

6. La préparation à la gestion de crise doit être réalisée à tous les niveaux : par le préfet et ses services avec les plans ORSEC (Organisation de la Réponse de SEcurité Civile), par les maires avec les plans communaux de sauvegarde, et par les directeurs d’écoles et chefs d’établissements scolaires avec les plans particuliers de mise en sûreté.

7. La capitalisation et le retour d’expérience, à travers l’analyse détaillée d’un événement passé, doit permettre de comprendre son déroulement et de tirer les enseignements utiles pour améliorer la gestion des risques correspondants, renforcer, si nécessaire, la chaîne de prévention, capitaliser un savoir pour nourrir la mémoire collective. Divers outils sont mis en place par l’Etat et les collectivités territoriales pour évaluer l’ampleur de ces évènements passés et mieux anticiper les évènements à venir. La DREAL Grand Est réalise par exemple des photos aériennes en période de crue puis les publie sur l’interface publique Carmen (Interface Carmen). Les maires mettent en place des repères de crues pour rappeler aux populations l’emprise des crues passées et les hauteurs d’eau atteintes dans certains bâtiments. Le MTES alimente quant à lui un Observatoire National des Risques Naturels Majeurs avec des informations diverses capitalisées suite aux phénomènes naturels observés sur le territoire national (www.onrn.fr/site/).