Découvrez le métier d’hydromètre

En quoi consiste ce métier ?

Manon, hydrométre à la DREAL Grand Est, vous présente son métier :

Manon hydromètre à la DREAL Grand Est (vidéo, durée : 5 min 20 s)

© DREAL Grand Est / MAP

 

Découvrez la fiche métier

 

La petite histoire de Manon

Mon métier consiste à surveiller les cours d’eau, grâce aux stations hydrométriques équipées de capteurs de pression, radars ou échelles limnimétriques et à réaliser régulièrement des jaugeages pour mesurer les débits. Selon les sites, j’utilise différents matériels comme le moulinet, ou des transducteurs sur plateformes flottantes télécommandées. Sur le terrain,
je m’occupe de la maintenance des stations, du contrôle des capteurs et de l’observation des évolutions morphologiques du lit, comme les embâcles ou les dépôts de sédiments qui peuvent influencer les mesures.

Une autre part essentielle de mon travail est la validation et l’interprétation des séries de données : repérer les dérives, les décalages ou les incohérences pour affiner les courbes de tarage qui relient hauteur et débit. Ces courbes, construites à partir de jaugeages fiables, sont indispensables aux prévisionnistes de crues.

Le métier alterne entre terrain, saisie, gestion et analyse de données ainsi que des astreintes lors d’épisodes de fortes pluies. Dans ces situations parfois délicates (berges instables, courants rapides, niveaux en hausse), la rigueur et la vigilance sont essentielles pour garantir des données robustes, utiles à la prévention des inondations et au suivi des sécheresses.

Ce que j’aime dans mon quotidien, c’est la variété du métier : aucune journée ne se ressemble. Je peux analyser des séries de données un jour et le lendemain
me retrouver sur le terrain à observer l’évolution d’un lit de rivière pour améliorer une courbe de calibrage ou réaliser un jaugeage. Cette alternance me plait.
Chaque détail compte : une variation de courant ou de berge, un barrage … L’hydrométrie demande une grande précision dans les relevés, de la vigilance sur les changements de morphologie et de la minutie dans le calibrage des instruments. La moindre erreur peut entraîner une mauvaise interprétation.

Après presque huit ans, j’apprécie toujours autant le fait d’apprendre en continu et de voir nos outils et nos méthodes évoluer. J’aime aussi être au contact de la nature et suivre la rivière dans toutes ses phases, de l’étiage aux crues. Enfin, savoir que nos mesures servent directement à protéger
les populations donne un vrai sens à mon travail et représente à mes yeux l’esprit du service public.

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