Le volet portuaire du plan de mobilité au CPER 2023-2027
L’objectif de l’État et de la Région Grand Est est de dynamiser la capacité d’investissement des ports pour massifier les flux et faire face à la concurrence des pays voisins.
L’augmentation des flux ferroviaires sur les plateformes multimodales des ports implantés sur les principaux corridors de flux européens est la priorité.
Cet objectif s’inscrit dans les objectifs stratégiques du volet portuaire du plan de mobilité au CPER 2023-2027. Près de 210 millions d’euros (10%) y sont consacrés aux ports et au fluvial
Les ports dans le Grand Est
Le Grand Est possède de nombreux ports dotés de plateformes multimodales structurantes, notamment :
- les ports lorrains (Metz, Nancy-Frouard et Thionville),
- le port de Nogent-sur-Seine,
- l’EuroRheinPort (Hunningue-Village et Ottmarsheim),
- le port rhénan de Colmar-Neuf-Brisach,
- le port autonome de Strasbourg (Strasbourg, Lauterbourg et Marckolsheim).
Ces infrastructures sont implantées le long d’axes fluviaux de grande capacité à vocation commerciale, tels que le Rhin et la Moselle, qui assurent des liaisons fluviales vers Anvers et Rotterdam. La Seine, quant à elle, facilite les connexions fluviales avec l’Île-de-France ainsi que les ports maritimes de Rouen et du Havre.
Le développement des ports
- Pour les ports lorrains (Metz, Nancy-Frouard et Thionville), les études et les travaux en cours pour moderniser et développer la desserte ferroviaire s’inscrit dans une stratégie globale favorisant le développement durable, industriel et logistique de la vallée de la Moselle.
- Pour le port de Nogent-sur-Seine, les études subventionnées permettront d’identifier les potentiels de développement et les investissements nécessaires pour répondre au développement du port en lien avec la mise au grand gabarit de la Seine.
- Pour le port rhénan de Colmar-Neuf-Brisach, son développement (construction d’une zone portuaire) s’inscrit pleinement dans une dynamisation économique d’un territoire transfrontalier placé au cœur de l’Europe et où la multi-modalité sera de plus en plus stratégique.
- Pour le Port Autonome de Strasbourg (Strasbourg, Lauterbourg et Marckolsheim), les investissements (respectivement création d’un nouvel hub, extension du terminal conteneur trimodal et développement de liaisons multimodales portant principalement sur le ferroviaire) contribueront à la mise en œuvre de l’évolution stratégique à l’horizon 2030 visant à le positionner comme une véritable plateforme multimodale du transport national et européen.
- Pour l’EuroRheinPort (Village-Neuf/Huningue et Ottmarsheim), la création de nouveaux équipements (quai pour ouvrir un accès à la voie d’eau et aménagement de nouveaux terminaux conteneurs) s’inscrit dans une démarche globale de développement de l’activité des Ports du Sud Alsace et d’un report de transport modal au sein de la Tri-région (France, Allemagne, Confédération suisse). Le développement des échanges entre les trois régions (Sud Alsace, Cantons de Bâle et Weil-am-Rhein), et le Nord et l’Est de l’Europe puis l’international, via les ports maritimes, est cruciale pour l’emploi et l’activité de la Tri-région.