Envoyer à un ami  Imprimer  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte  abonner article  desabonner article
Prévention des risques

BSH Grand-Est février 2020

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 16 mars 2020

Synthèse du mois


Sur le bassin Rhin-Meuse, la situation hydrologique générale a radicalement changé par rapport au mois précédent.
Après un mois de janvier très sec, les précipitations très excédentaires de février ont entrainé une nette augmentation des écoulements dans les cours d’eau, générant même des crues répétées sur tous les bassins.
En conséquence, les débits moyens mensuels (QMM) sont partout supérieurs, voire même très supérieurs aux normales de saison.


Au mois de février sur le bassin Seine-Normandie, la pluviométrie a été globalement excédentaire avec des valeurs proches de 200 % de la normale sur l’ensemble du territoire. Le rapport à la normale est compris entre 150 et 200 % dans la moitié sud de la Haute-Marne.
Le débit moyen mensuel des cours d’eau est en forte augmentation par rapport au mois de janvier et la situation est globalement supérieur à la normale.


Avec un mois de février largement excédentaire en pluies sur l’ensemble de la région, la tendance d’évolution des nappes est partout à la hausse sur la région. Les niveaux moyens mensuels des nappes sont globalement supérieur à des niveaux habituellement observés pour un mois de février, à l’exception de la nappe d’Alsace au sud de Colmar et des Grés du Trias dans la partie vosgienne qui affichent encore des valeurs de niveau inférieure aux normales.

Pluviométrie

Le bilan mensuel est excédentaire, avec un excédent plus marqué en partie centrale.

§ PLUVIOMETRIE DU MOIS

- ALSACE

Le nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 1 mm est compris entre 9 et 23 jours.
Le nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 10 mm est compris entre 0 et 14 jours (14 jours à Kruth-68).
La 1ère décade est plus arrosée que les deux autres.

Le cumul mensuel de précipitations agrégées pour l’Alsace est de 122.5 mm soit un excédent global de près de 192%.

Les cumuls sont compris :
- Pour le Bas-Rhin :
* entre 75 mm et 100 mm sur le Grand Ried et le Kochersberg,
* entre 100 mm et 150 mm sur le Ried Nord, la forêt de Haguenau, l’Outre-Forêt et le piémont et pays de Hanau,
* entre 150 mm et 200 mm sur les Vosges du Nord, l"Alsace Bossue et au pied des Vosges Moyennes,
* entre 200 mm et 250 mm sur les Vosges Moyennes
- Pour le Haut-Rhin :
* entre 50 mm et 75 mm sur le Grand Ried, l’Ochsenfeld, la forêt de Hardt et le piémont Viticole,
* entre 75 mm et 100 mm sur le Sundgau, le pays de Belfort et le Jura Alsacien,
* entre 75 mm et 200 mm au pied du massif Vosgien,
* entre 200 mm et 300 mm et localement plus sur les Hautes-Vosges

Le bilan par rapport à la normale est excédentaire partout et compris :
- Pour le Bas-Rhin :
* entre 150% et 200% très localement sur l’Outre-Forêt et la forêt de Haguenau,
* entre 200% et 300% partout ailleurs
- Pour le Haut-Rhin :
* entre 110% et 150% sur le Sundgau,
* entre 125% et 150% et entre 150% et 200% localement sur le Grand Ried, le piémont Viticole, l’Ochsenfeld, la forêt de Hardt, le pays de Belfort et le Jura Alsacien,
* entre 150% et 200% et entre 200% et 300% localement sur les Hautes-Vosges

- LORRAINE

Le nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 1 mm est compris entre 16 et 22 jours.
Le nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 10 mm est compris entre 3 et 12 jours (12 jours à Gerardmer-88 et Rupt-sur-Moselle-88).
La 1ère décade est plus arrosée que les deux autres.

Le cumul mensuel de précipitations agrégées pour la Lorraine est de 166.6 mm soit un excédent global de près de 216%.

Les cumuls sont compris :
- Pour la Meurthe-et-Moselle :
* entre 100 mm et 150 mm localement et entre 150 mm et 200 mm le plus souvent
- Pour la Meuse :
* entre 100 mm et 200 mm sur la Woëvre,
* entre 150 mm et 200 mm sur l’Argonne, le Barrois Lorrain et le nord du Val de Meuse,
* entre 200 mm et 250 mm sur le sud du Val de Meuse
- Pour la Moselle :
* entre 100 mm et 150 mm et localement entre 150 mm et 200 mm le Thionvillois, le pays Messin et le Saulnois,
* entre 150 mm et 200 mm sur le pays de la Nied, le Warndt et le pays de Bitche,
* entre 150 mm et 250 mm sur le pays de Sarrebourg
- Pour les Vosges :
* entre 100 mm et 150 mm et entre 150 mm et 200 mm très localement sur le pays de Neufchateau, le plateau Lorrain sud et la Vôge,
* entre 150 mm et 200 mm localement et entre 200 mm et 300 mm sur la Déodatie

Le bilan par rapport à la normale est excédentaire sur tous les départements et compris :
- Pour la Meurthe-et-Moselle :
* entre 200% et 300%
- Pour la Meuse :
* entre 150% et 300% sur la Woëvre,
* entre 200% et 300% partout ailleurs
- Pour la Moselle :
* entre 200% et 300%
- Pour les Vosges :
* entre 150% et 200% et très localement entre 200% et 300%

- CHAMPAGNE-ARDENNE

Le nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 1 mm est compris entre 14 et 23 jours.
Le nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 10 mm est compris entre 0 et 9 jours (9 jours à Rocroi-08).
La 1ère décade est plus arrosée que les deux autres.

Le cumul mensuel de précipitations agrégées pour la Champagne-Ardenne est de 132.4 mm soit un excédent global de près de 204%.

Les cumuls sont compris :
- Pour les Ardennes :
* entre 100 mm et 150 mm sur la plaine de Champagne,
* entre 150 mm et 200 mm sur les Crêtes, la vallée de la Meuse et le massif Ardennais
- Pour l’Aube :
* entre 75 mm et 100 mm sur le Nogentais,
* entre 100 mm et 150 mm partout ailleurs
- Pour la Haute-Marne :
* entre 75 mm et 100 mm sur l’extrême sud-est,
* entre 100 mm et 150 mm sur le Barrois Champenois et le plateau de Langres,
* entre 100 mm et 200 mm sur le Perthois, le Vallage, le Chaumontais et le Bassigny
- Pour la Marne :
* entre 100 mm et 150 mm le plus souvent,
* entre 150 mm et 200 mm sur l’extrême est du département

Le bilan par rapport à la normale est excédentaire sur tous les départements et compris :
- Pour les Ardennes :
* entre 150% et 200% le plus souvent et entre 200% et 300% très localement sur la plaine de Champagne, l’Argonne et les Crêtes,
* entre 200% et 300% sur le massif Ardennais
- Pour l’Aube :
* entre 150% et 200% sur le Nogentais,
* entre 150% et 300% sur la région des grands lacs, la côte des Bars et le Florentinois,
* entre 200% et 300% sur la Champagne
- Pour la Haute-Marne :
* entre 125% et 200% sur le plateau de Langres et le Barrois Champenois,
* entre 150% et 300% sur le Chaumontais et le Bassigny,
* entre 200% et 300% sur le Vallage et le Perthois
- Pour la Marne :
* entre 150% et 200% sur la Brie Champenoise,
* entre 200% et 300% sur le reste du département

§ PLUIES EFFICACES

Le cumul des pluies efficaces est positif sur toute la région et compris :
- Pour l’Alsace :
* entre 25 mm et 50 mm sur la forêt de Hardt, l’Ochsenfeld, le piémont Viticole, et le Grand Ried dans le Haut-Rhin, et jusqu’à 150 mm et 250 mm voire localement 300 mm dans les Vosges moyennes et les Hautes-Vosges
- Pour la Lorraine :
* entre 75 mm et 150 mm et jusqu’à 150 mm et 200 mm sur une grande partie sud du département de la Meuse, et jusqu’à 150 mm et 300 mm sur le relief Vosgien
- Pour la Champagne-Ardenne :
* entre 50 mm et 125 mm et jusqu’à 125 mm et 150 mm dans le nord du département de la Haute-Marne, et jusqu’à 125 mm et 200 mm sur les Crêtes Préardennaises et le massif ardennais

§ EAU DANS LE SOL AU 01/03/2020

L’indice d’humidité des sols au 01/03/2020 est :
* supérieur à 0.95 en Lorraine et dans le département de la Haute-Marne,
* supérieur à 0.85 dans les Ardennes, la Marne, l’Aube et en Alsace

Cela génère un écart pondéré à la normale :
* majoritairement compris entre 0% et +20% sur tout le Grand-Est,
* compris entre -10% et +10% dans le Haut-Rhin,
* compris entre +10% et +30% sur le pays Rémois

Eaux superficielles


Sur le bassin du Rhin le début d’année 2020 est riche en rebondissements ! Après un mois de janvier très sec (-70% de précipitations) on a vécu un mois de février nettement excédentaire (+90% de précipitations) !
Ces pluies, quasi continues durant tout le mois, ont néanmoins été plus conséquentes lors de la première semaine et ont engendré des montées d’eau généralisées.
On observe donc, pour la première fois depuis janvier 2018, des hydraulicités supérieures à 1 sur toutes les stations de référence.
Elles s’échelonnent de 1,1 sur l’Ill amont à 1,5 en moyenne pour le Rhin et ses affluents et atteignent même 2 sur les rivières des Hautes Vosges.
Les crues survenues en début de mois ont des périodes de retours comprises entre deux et cinq ans.

Sur le bassin de la Sarre, le même constat d’excédent pluviométrique s’observe. Les hydraulicités sont comprises entre 1,8 et 2 !
Les réactions hydrologiques du début de mois ont été encore plus fortes sur la Sarre que sur le reste du territoire Rhin-Sarre avec des crues débordantes de périodes de retour environ décennales
sur l’amont se laminant progressivement vers l’aval.

Pour les bassins de la Meuse et de la Moselle, les précipitations excédentaires de l’ordre de 220 % pour un mois de février ont conduit à une forte réaction de l’ensemble des cours d’eau et de manière prolongée. Les débits moyens mensuels observés sont tous supérieurs de 150% aux débits interannuels.

Pour les bassins de la Seille et de l’Orne, affluents de la Moselle, et celui de la Chiers, affluent de la Meuse, les débits moyens mensuels observés sont même proches de 250% des débits interannuels.

Les débits moyens de la Meuse et de la Moselle observés aux frontières pour le mois de février ont été près de deux fois supérieurs aux débits moyens interannuels.

Sur les bassins de la Seine Normandie, les précipitations excédentaires observées au mois de février (supérieures à 200 %) ont provoqué une hausse très significative des niveaux des cours d’eau.
Les débits mensuels du mois de février sont globalement bien supérieurs à la normale et compris entre 120 et 200 % du débit moyen interannuel.

Sur les bassins Meuse et Moselle, compte-tenu des cumuls importants de pluies observés et du caractère continu de ces précipitations sur le mois (entre 16 et 22 jours avec plus de 1mm)
les débits moyens minimums mensuels sur 3 jours consécutifs ou VCN3 sont tous supérieurs au quinquennal humide.

Les fortes précipitations observées du 2 au 4 février ont entrainé des crues sur l’ensemble des cours d’eau.

Les périodes de retour des crues observées pour cet évènement sont les suivantes :

Pour la Meuse :

- Meuse amont : inférieur à la biennale
- Meuse médiane : proche de la biennale
- Meuse aval : entre la triennale et la quinquennale
- Chiers : quinquennale

Pour le bassin de la Moselle :

- Moselle amont : entre biennale et triennale
- Meurthe : proche de la quinquennale
- Madon : inférieur à la biennale
- Moselle médiane : biennale
- Moselle aval : entre biennale et triennale
- Seille : quinquennale
- Orne : entre la triennale et la quinquennale

Pour le bassin des Nieds : biennale

Sur les bassins de la Seine Normandie, les débits minimaux sur trois jours consécutifs sont en augmentation par rapport au mois de janvier. Les débits de base sont globalement supérieurs au médian et supérieurs au quinquennal humide sur l’Aisne et sur l’amont de la Marne.
Cependant sur les bassins de la Seine aval et de l’Aube aval, les débits de base restent proche du médian.

Eaux souterraines


Avec un mois de février très arrosé, la tendance d’évolution du niveau moyen mensuel des nappes est à la hausse. Sur les calcaires de Lorraine, les niveaux moyens mensuels sont à des valeurs allant de modérément haut à très haut. Les deux dernières années de sécheresse de 2018 et 2019, n’ont pas permis à certaines nappes présentant une plus forte inertie, de retrouver leur niveau habituel, comme c’est le cas pour les grès du Trias Inférieur qui présentent des niveaux encore bas (Celles-sur-Plaine) ; mais là aussi, la recharge est bien marquée et les niveaux moyens mensuels sont à la hausse.

Les niveaux moyens de février sont en hausse par rapport au mois de janvier sur toute l’Alsace.
Dans le Bas-Rhin, les moyennes sont en nette hausse sur la partie nord, de +25 cm à Sessenheim et Haguenau jusqu’à +50 cm à Wissembourg, env. +15 cm autour de Strasbourg, et +25 cm dans la partie sud (Rossfeld). La hausse est plus mesurée (+5 à +10 cm) à Lampertheim et Weitbruch, secteurs de la Souffel et du nord de la Zorn, où les niveaux restent respectivement modérément bas et très bas. Ailleurs, ils se situent autour de la moyenne, et même modérément haut à Rossfeld.
Dans le Haut-Rhin, la hausse des niveaux est généralisée par rapport au mois de janvier ; +1 cm en centre plaine (Hettenschlag), + 3 cm le long du Rhin (Fessenheim), +19 cm au nord du département (Holtzwihr), +40 cm à Wittenheim et jusqu’à +1 m à Cernay (Thur). Les pluies de février ont permis d’atteindre des niveaux autour de la moyenne ou modérément hauts sur de nombreux secteurs du département, à l’exception de la zone de bordure à hauteur de la Fecht (bas) et de la partie sud (Fossé de Sierentz, Sundgau oriental – très bas), où les déficits restent importants.

Les nappes en Champagne-Ardenne sont en phase de recharge depuis le mois de décembre et les niveaux moyens mensuels sont globalement en hausse par rapport au mois précédent. Les niveaux des nappes sont en amélioration et atteignent maintenant des valeurs autour de la moyenne ou supérieures. Sur les nappes de la craie, les niveaux sont revenus à des valeurs plus habituelles pour la période et toutes les moyennes mensuelles sont à des valeurs autour de la moyenne ou supérieures.
(Sources : BRGM, APRONA, Délégation de bassin Rhin-Meuse)


Une liste des piézomètres de la région Grand est disponible en téléchargement ci-dessous. Le tableau contient des liens vers les informations relatives à chaque point de mesure.
Liste des piezomètres de la région Grand-Est (format pdf - 75.6 ko - 27/06/2018)

Réservoirs


Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, le niveau de remplissage global est de l’ordre de 80% pour les retenues destinées à la navigation. Pour les retenues destinées à l’alimentation en eau potable, le réservoir de Madine affiche un taux de remplissage de 99% et la retenue de Michelbach de 99%. Pour les retenues destinées au soutien de l’étiage, le remplissage est de l’ordre de 60%. A noter que le barrage de Kruth est en travaux d’entretien depuis cet automne et affiche un taux de remplissage d’environ 10%.

Glossaire

Thème 1. Météorologie :

Évapotranspiration :
Quantité d’eau consommée qui comprend d’une part l’eau transpirée par la plante, d’autre part l’évaporation directe à partir du sol, exprimée en millimètre.

Évapotranspiration Potentielle ETP :
Correspond à la quantité maximale d’eau transpirée par les végétaux et à l’évaporation du sol dans des conditions idéales.

Normale (météorologique) :
Moyenne de variables météorologiques calculées sur une période uniforme relativement longue choisie par consensus et telle qu’une moyenne établie sur toute période plus longue n’ait pas une valeur significativement différente. En météorologie, une période de 30 années a été retenue par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Les périodes de référence furent 1901-1930, 1931-1960, 1951-1980, et actuellement la période est 1971-2000.
Attention, à ne pas confondre avec la moyenne (voir définition dans ce glossaire).

Pluie efficace (ou bilan hydrique potentiel) :
Différence entre les cumuls de précipitations (RR) et l’évapotranspiration potentielle (ETP). Elle peut donc être négative.

RR (Rainfall Runoff) :
Cumul de précipitations, généralement exprimé en millimètre de pluie (mm).

Thème 2. Hydrologie :

Débit  :
Volume d’eau écoulé par unité de temps généralement exprimé en mètre cube par seconde (m3/s).

Débit de pointe de crue :
Débit instantané maximum observé.

Débit de base (VCN 3) :
Le VCN 3 correspond au débit moyen minimal calculé sur 3 jours consécutifs sur une période donnée. La date du VCN3 correspond au premier des trois jours considérés.

Débit moyen journalier (QMJ) :
Le débit moyen journalier correspond au volume écoulé sur une journée rapporté à l’unité de temps, et généralement exprimé en m3/s.

Hydraulicité mensuelle :
Rapport du débit moyen du mois considéré à la moyenne historique du mois considéré. Elle permet de positionner un mois par rapport à un mois moyen.

Module mensuel :
Moyenne de l’ensemble des débits moyen mensuels d’un mois considéré, calculé sur l’ensemble de la période d’observation de la station.

Thème 3. Piézométrie :

Aquifère (ou nappe d’eau souterraine) :
Formation géologique contenant de façon temporaire ou permanente de l’eau mobilisable, constituée de roches perméables et capables de la restituer naturellement et/ou par exploitation. On distingue deux types d’aquifères :
- Aquifère à nappe libre : l’aquifère reposant sur une couche très peu perméable est surmonté d’une zone non saturée en eau.
- Aquifère captif (ou nappe captive) : dans une nappe captive, l’eau souterraine est confinée entre deux formations très peu perméables. Lorsqu’un forage atteint une nappe captive, l’eau remonte dans le forage.

Niveau piézométrique :
Niveau auquel peut monter l’eau d’une nappe dans un tube (le piézomètre) lorsqu’on réalise un forage. Ce niveau correspond à la pression de la nappe, il est généralement donné en mètres NGF.

Piézomètre :
Tube foré dans le sol atteignant la nappe phréatique et permettant de mesurer son niveau. Certains puits ou forages qui ne sont plus exploités aujourd’hui servent également de piézomètres.

Thème 4. Statistique

Fréquence :
Pourcentage de chance qu’un événement se produise sur une période donnée.

Fréquence quinquennale (respectivement décennale) sèche ou humide :
Valeur-seuil dépassée 20 % (respectivement 10 %) du temps.

Médiane :
Valeur qui divise une séquence ordonnée de données en deux parties strictement égales. En l’absence de valeurs toutes similaires, la moitié des observations sera inférieure et l’autre moitié sera supérieure à la médiane. Elle est aussi appelée normale en hydrologie.

IPS (Indicateur Piézométrique standardisé) :
Il est défini sur une échelle dite « standard », sa valeur numérique varie entre –3 et +3 (sans unité), il facilite le calcul d’un indicateur global à partir d’un indicateur ponctuel, il permet d’avoir une vision homogène de l’état des nappes libres (ou captives) à l’échelle nationale.

Période de retour (ou durée de retour) :
Inverse de la fréquence, généralement exprimée en nombre d’années. Par exemple, pour une fréquence quinquennale (soit 20%, donc 1/5ème), la période de retour est de 5 ans.

COTECO :
Comité Technique de Coordination de l’EPTB Seine Grands Lacs.

EPTB Seine Grands Lacs :
Etablissement Public Territorial de Bassin Seine Grands Lacs.