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Connaissance et développement durable
 

Consommation d’espace

La consommation d’espace se définit par l’utilisation de ressources naturelles et agricoles pour satisfaire à d’autres besoins (logements, équipements, activités et voiries). L’artificialisation des sols, tout comme la fragmentation de l’espace et des milieux sont des conséquences directes de la consommation d’espace. Cette artificialisation des sols est le plus souvent irréversible.

À l’échelle nationale, l’artificialisation a progressé de 1,5 % en moyenne par an de 2006 à 2014, tandis que la population métropolitaine progressait de 0,5 % par an sur la même période [1]. En cause, la réponse apportée aux évolutions sociétales dans le développement urbain, parfois mal maîtrisée, et qui conduit à cette consommation excessive. Elle est au cœur de nombreux enjeux, qu’il s’agisse de la préservation de la biodiversité et des ressources en eau, de la réduction des terres arables, de la sécurité des biens et des personnes face au risque inondation ou des émissions de gaz à effet de serre. Avec les outils de planification urbaine, les collectivités territoriales ont un rôle central à jouer dans la lutte contre la consommation d’espace.
Les lois successives (SRU, Grenelle 1 puis 2, ALUR) relatives à l’aménagement du territoire et à la préservation des ressources ont apporté progressivement un cadre renforcé pour la lutte contre la consommation d’espace, la régression des surfaces agricoles et naturelles, la déperdition d’énergie, afin d’atteindre une gestion économe des ressources et de l’espace.

De même, la loi de modernisation de l’agriculture de 2010 fixe pour objectif de diviser par deux le rythme d’artificialisation des terres agricoles d’ici 2020.

[1SOES - indicateurs de la SNTEDD