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Connaissance et développement durable

Des milieux naturels diversifiés, de grands espaces à forte naturalité, des milieux herbacés dépendant des pratiques d’élevage

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publié le 5 décembre 2016

De la diversité des paysages ruraux découle un patrimoine biologique riche et diversifié. La Champagne-Ardenne est aussi dotée d’un patrimoine géologique, avec plusieurs sites remarquables identifiés et à préserver.

Des milieux naturels liés à l’eau particulièrement riches

Les milieux naturels liés à l’eau, cours d’eau, grands lacs et milieux humides (bas-marais alcalins et acides, tourbières, tufeux, roselières, forêts alluviales…), sont particulièrement bien représentés. La Champagne humide en est l’un des sites les plus emblématiques, reconnu à l’échelle internationale (plus grand site Ramsar de France). Ces milieux jouent le plus souvent un rôle considérable pour la biodiversité du territoire (très nombreuses espèces d’oiseaux et en grands effectifs, nombreuses espèces de libellules, d’amphibiens, habitats patrimoniaux…), et à l’origine de nombreux services écosystémiques (épuration des eaux, régulation des inondations, tourisme, loisirs et cadre de vie…).
La Champagne-Ardenne a aussi la particularité de recouper les têtes de plusieurs grands bassins versants abritant des milieux aquatiques et humides particulièrement riches et préservés, envers lesquels elle porte une responsabilité forte. Plus à l’aval, les cours d’eau et milieux humides associés, présentent une qualité dégradée par les modifications hydrauliques et les pollutions diffuses d’origine agricole, industrielle et urbaine.

46 % des masses d’eau superficielles en bon état écologique (2014)

Des grands espaces naturels à forte naturalité, rares en France

Autre particularité de la Champagne-Ardenne, la présence de très grands espaces naturels peu fragmentés et préservés : massif forestier des Ardennes transfrontalier avec la Belgique, vaste ensemble de zones humides et grands lacs de la Champagne humide. Peu fréquentés et peu aménagés, ils conservent une certaine naturalité les faisant s’apparenter à des espaces encore sauvages, ce qui est rare en France en dehors des zones d’altitude. Le massif forestier ardennais a aussi la particularité d’abriter des espèces d’affinités sub-montagnardes, présentes aussi sur le plateau de Langres. Ces espèces sont particulièrement vulnérables au changement climatique.

Des milieux herbacés en régression

Les milieux naturels ou semi-naturels ouverts sont encore bien représentés, essentiellement par des prairies. Ces dernières sont néanmoins en forte régression, leur maintien étant directement corrélé à l’activité d’élevage en grande difficulté structurelle. Les pelouses sèches, milieux d’une très grande valeur patrimoniale tant floristique que faunistique, ne constituent plus que des milieux résiduels et isolés dont la préservation est totalement dépendante des actions de gestion conservatoire.

xx ha de prairies permanentes + évolution (donnée à venir)