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Connaissance et développement durable

Des prélèvements en majorité dans les eaux souterraines

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publié le 30 septembre 2016

Environ 160 millions de m³ d’eau sont prélevés en moyenne chaque année en Champagne-Ardenne, hors prélèvements énergétiques (dont centrales nucléaires). Les eaux souterraines satisfont 90 % des besoins, dont la quasi totalité de l’alimentation en eau potable et de l’irrigation des terres agricoles. Les eaux superficielles sont mobilisées principalement pour des usages industriels.
Environ 300 millions de m³, prélevés dans les eaux superficielles, sont également utilisées à des fins de production d’énergie, principalement pour le refroidissement des deux centrales nucléaires [1]. Une grande partie du volume prélevé n’est pas consommé mais rejeté au milieu après usage, avec des conséquences sur la température et le régime des cours d’eau particulièrement en été quand les niveaux d’eau sont faibles et la température déjà naturellement élevée.

Prélèvements annuels en eau par secteur d’activité hors énergie (moyenne sur la période 2008 à 2012) (Source : SOeS, 2016, d’après données Agences de l’eau) :
Prélèvements annuels en eau par secteur d'activité hors énergie (moyenne sur la période 2008 à 2012) (Source : SOeS, 2016, d'après données Agences de l'eau)

Les prélèvements pour l’eau potable dominent très largement (près de 70%) les deux autres secteurs, ce qui distingue la Champagne-Ardenne du profil moyen de la région Grand Est où les prélèvements industriels sont majoritaires (57% pour Grand Est et 18 % en Champagne-Ardenne), l’eau potable venant en seconde position (35% pour Grand Est). Les prélèvements pour l’usage agricole sont relativement limités (13 % en Champagne-Ardenne, 8 % pour Grand Est), en lien avec la faible part des surfaces irriguées en Champagne-Ardenne (1 % de la SAU) [2].

[1Données SOeS 2008-2012

[2PRAD p.19 (DRAAF, 2015)