Coopération franco-luxembourgeoise dans le domaine des transports

Dans le nord de la Lorraine, les infrastructures de transport sont fortement sollicitées, notamment en raison de la hausse de l’emploi transfrontalier au Luxembourg. Les perspectives économiques et démographiques indiquent que cette pression devrait s’intensifier dans les années à venir.

Face à ce défi, les services de l’État et les collectivités territoriales concernées côté français, collaborent avec le Grand Duché de Luxembourg afin de déployer une stratégie multimodale cohérente, visant à améliorer l’offre sur l’ensemble des modes de transport.

Historique

Les grands principes de cette coopération transfrontalière ont été formalisés pour la première fois dans l’accord intergouvernemental sur les transports, signé à Paris en 2018. Cet accord précise les modalités d’augmentation de la capacité de la ligne ferroviaire Metz-Thionville-Luxembourg, ainsi que le financement paritaire des travaux sur le réseau ferroviaire français. À ce jour, la contribution luxembourgeoise s’élève à 230 millions d’euros.

Commission intergouvernementale franco-luxembourgeoise pour le renforcement de la coopération transfrontalière

La huitième réunion de la Commission intergouvernementale franco-luxembourgeoise pour le renforcement de la coopération transfrontalière (CIG) s’est tenue le 11 décembre 2025, à Luxembourg.

La DREAL est responsable de l’animation des groupes de travail dans le domaine des transports dans le cadre de la coopération.

En 2026

L’année 2026 marque le début de la mise en œuvre de la première phase de ce projet. Après l’élargissement des quais et avant l’ouverture d’un nouvel atelier de maintenance, la Région Grand Est et le Luxembourg introduisent progressivement des trains plus longs, permettant d’augmenter de plus de 50% le nombre de places assises aux heures de pointe.
Les études pour la deuxième phase, prévue après 2030, se poursuivent.

Sur le volet routier, les travaux d’élargissement de l’A3 au Luxembourg sont en cours et devraient s’achever d’ici 2030. L’autoroute passera à 2×3 voies, avec l’ajout d’une voie réservée aux transports en commun.
En France, 2026 sera marquée par l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique (DUP) du tronçon nord du projet A31bis, qui inclura un contournement de Thionville pour fluidifier le trafic qui se déroulera du 11 mai au 27 juin.

 
Pour anticiper les besoins futurs, les deux pays et les collectivités locales mènent plusieurs initiatives parallèles :

Ces démarches s’appuient notamment sur l’exploitation du modèle de déplacements multimodal transfrontalier (MMUST), développé dans le cadre du programme INTERREG. Ce modèle sera enrichi en 2026 grâce aux données d’une Enquête Ménages Déplacements (EMC²), menée de manière harmonisée des deux côtés de la frontière en 2024-2025.

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