État des lieux de la participation citoyenne en région Grand Est

Un état des lieux de la participation citoyenne dans la région Grand Est : principaux enseignements

Impulsée par le Pôle promotion du développement durable (PPDD), la DREAL Grand Est a mené, au cœur de l’été 2025, une enquête approfondie auprès des acteurs publics, associatifs et institutionnels de la région Grand-Est afin de dresser un état des lieux de la participation citoyenne régionale. Les nombreuses réponses recueillies ont témoigné d’un réel intérêt pour la thématique. Plusieurs entretiens ont été menés auprès de divers interlocuteurs sensibilisés à la participation citoyenne afin de dresser un panorama large des différentes approches existantes sur le sujet et des obstacles observés, souvent partagés.

Les enseignements

Les principaux enseignements du rapport d’enquête montrent que la participation citoyenne est désormais bien connue des acteurs du territoire (89%) et effectivement pratiquée dans 65% des structures ayant répondu à l’enquête, principalement des collectivités locales et des services de l’État (80%).
Les objectifs visés par les démarches sont clairs : recueillir l’avis des citoyens (68 %), les intégrer aux décisions publiques (47 %), et encourager leurs initiatives locales (38 %). Les thématiques les plus abordées lors des démarches de participation citoyenne menées concernent l’environnement et le développement durable (62 %), la mobilité (44 %) et l’aménagement du territoire (32 %).

Côté méthodes

Les ateliers participatifs, les enquêtes et questionnaires, et les réunions publiques sont privilégiés.

  • Toutefois, le rapport pointe des défis persistants : la mobilisation des participants, notamment les jeunes, le manque de temps et de ressources humaines dédiées, et le faible usage des outils numériques existants (moins de 40% des répondants en disposent). En effet, le manque de ressources humaines dédiées représente un frein majeur puisque seuls 24 % des acteurs interrogés disposent d’un personnel spécifique pour la participation citoyenne, alors que 62 % mobilisent des agents de manière ponctuelle. Cela est perçu comme limitant pour la continuité et l’efficacité des démarches engagées.
  • Pour renforcer cette dynamique, l’enquête insiste sur l’intérêt de diversifier les formats – présentiel et numérique – pour toucher un public plus large, y compris les jeunes et les personnes éloignées géographiquement ou socialement. Si les ateliers et réunions publiques restent majoritaires, la sous-utilisation des plateformes en ligne (seulement 38 % des répondants en disposent) constitue un axe de progrès essentiel, notamment pour faciliter l’accès et renouveler les modes d’implication.

Aussi, la majorité des structures privilégient une restitution qualitative auprès des participants comme gage de transparence mais reconnaissent encore des faiblesses méthodologiques sur la façon de rendre compte.

En collaboration avec le Pôle système d’information géographie (SIG), une carte interactive a été élaborée afin d’avoir une représentation visuelle des résultats de l’enquête.

 
Ainsi, l’enquête confirme la montée en puissance de la participation citoyenne mais insiste sur la nécessité d’investir durablement cette pratique pour aller vers une co-construction plus effective des politiques publiques, renforçant ainsi le lien de confiance entre citoyens et institutions dans nos territoires.

Les perspectives

Les perspectives d’avenir s’annoncent prometteuses, notamment avec l’organisation en 2026 des Rencontres régionales des coopérations territoriales et de la participation citoyenne : 81 % des structures interrogées se disent prêtes à y participer, preuve d’une mobilisation forte pour créer une culture commune autour de la démocratie participative dans la région Grand Est.

Grâce à cet engagement, les initiatives locales pourront s’enrichir mutuellement et affronter ensemble les défis de demain.

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