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Prévention des risques

BSH Grand-Est avril 2020

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publié le 19 mai 2020

Synthèse du mois

Sur le bassin Rhin-Meuse, le déficit pluviométrique important observé au cours de ce mois d’avril, conjugué à l’activité végétative printanière, a fortement pesé sur les écoulements dans les cours d’eau.
Les débits moyens mensuels sont partout inférieurs à la moyenne interannuelle. La situation la plus défavorable se retrouve sur les têtes de bassins, plus sensibles au déficit pluviométrique, et où le débit moyen mensuel d’avril ne s’élève qu’à environ 20% des valeurs de saison.
Les débits minimaux sur trois jours consécutifs (VCN3) qui ont généralement été relevés en toute fin de mois sont aussi très influencés par le sévère manque de précipitations et affichent en grande majorité des valeurs inférieures, voire très inférieures aux valeurs médianes (temps de retour : 20 ans sec sur la Moselle à Custines, voire même 50 ans sec sur la Thur à Willer-sur-Thur).


Au mois d’avril sur le bassin Seine-Normandie, la pluviométrie a été globalement bien inférieure à la normale sur l’ensemble du territoire. Les débits moyens mensuels des cours d’eau sont en baisse par rapport au mois précédent et globalement inférieurs à 80% des valeurs de saison. Les débits de bases sont également en baisse par rapport au mois de mars du fait des très faibles précipitations observées. Ils sont globalement inférieurs au médian.


Avec un mois d’avril déficitaire en pluies sur l’ensemble de la région, la tendance d’évolution des nappes est majoritairement à la baisse, ce qui signifie que la période de décharge a commencé, les nappes les plus inertielles conservant une tendance à la stagnation. Les niveaux moyens mensuels des nappes sont hétérogènes et certains secteurs commencent à avoir des niveaux modérément bas. Les nappes des grès du Trias inférieur et du sud de l’Alsace abordent la période estivale avec des niveaux bas consécutifs des deux dernières années de sécheresse.

Pluviométrie


BILAN GLOBAL

Le bilan pluviométrique mensuel est presque exclusivement déficitaire.

§ PLUVIOMETRIE DU MOIS

- CHAMPAGNE-ARDENNE

Le nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 1 mm est compris entre 3 et 6 jours.
Le nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 10 mm est compris entre 0 et 2 jours.
La 3ème décade est la plus arrosée.

Le cumul mensuel de précipitations agrégées pour la Champagne-Ardenne est de 25.9 mm soit un déficit global de près de 58%.

Les cumuls sont compris :
- Dans les Ardennes :
* entre 20 mm et 30 mm sur le Massif Ardennais,
* entre 25 mm et 30 mm sur la plaine de Champagne,
* entre 30 mm et 40 mm sur les Crêtes Préardennaises
- Dans l’Aube :
* entre 10 mm et 20 mm sur la région des Grands Lacs, Troyes, le Pays d’Othe et le Chaourçois-Armance,
* entre 15 mm et 20 mm le plus souvent et entre 20 mm et 25 mm localement sur la Plaine Champenoise et le Nogentais,
* entre 15 mm et 25 mm sur la Côte-des-Bars
- Dans la Marne :
* entre 15 mm et 25 mm sur la Champagne Humide et le Perthois,
* entre 20 mm et 25 mm le plus souvent et entre 25 mm et 30 mm localement sur la Brie Champenoise et le sud de la Champagne Crayeuse,
* entre 25 mm et 40 mm sur le nord de la Champagne Crayeuse, le Vignoble, le Pays Rémois et le Tardenois
- En Haute-Marne :
* entre 15 mm et 20 mm le plus souvent et entre 20 mm et 25 mm localement sur le Barrois, le Vallage, la Champagne Humide et le Perthois,
* entre 20 mm et 25 mm le plus souvent et entre 25 mm et 30 mm localement sur le Bassigny, le plateau de Langres, l’Apance-Amance, et la Vingeanne.

Le bilan pluviométrique est :
- conforme à la normale vers le Pays Rémois,
- en-dessous de la normale avec un déficit compris :
* entre 25% et 50% sur les Crêtes Préardennaises et la plaine de Champagne et l’Argonne dans les Ardennes, ainsi qu’une grande partie nord de la Marne,
* entre 50% et 75% le plus souvent sur la partie Marnaise de l’Argonne, la Brie Champenoise, le Nogentais, la Champagne Crayeuse ou Pouilleuse, le Perthois, la Côte-des-Bars, et la Haute-Marne,
* entre 50% et 100% de la région des Grands Lacs au Pays d’Othe

- LORRAINE

Le nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 1 mm est compris entre 2 et 4 jours.
Le nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 10 mm est compris entre 0 et 2 jours.
La 3ème décade est la plus arrosée alors que les deux autres sont extrêmement sèches.

Le cumul mensuel de précipitations agrégées pour la Lorraine est de 21.7 mm soit un déficit global de près de 67%.

Les cumuls sont compris :
- En Meurthe-et-Moselle :
* entre 10 mm et 20 mm sur le Lunévillois,
* entre 15 mm et 20 mm sur le Pays de Nancy, le Toulois et le Vermois,
* entre 15 mm et 25 mm sur le Pays de Pont-à-Mousson,
* entre 20 mm et 25 mm le plus souvent et entre 20 mm et 40 mm localement au nord, sur le Pays Haut-Lorrain
- Dans la Meuse :
* entre 15 mm et 20 mm sur la Woëvre et le sud du Val-de-Meuse,
* entre 20 mm et 25 mm sur le Barrois Lorrain,
* entre 20 mm et 30 mm sur l’Argonne et le nord du Val-de-Meuse
- En Moselle :
* entre 10 mm et 20 mm sur le Pays de Sarrebourg,
* entre 15 mm et 20 mm sur le Saulnois,
* entre 15 mm et 25 mm sur le Pays de Bitche, le Warndt, le Pays de la Nied, le Pays Messin et le Thionvillois
- Dans les Vosges :
* entre 15 mm et 25 mm sur la partie centrale,
* entre 20 mm et 25 mm sur le Saintois et le Pays de Neufchâteau,
* entre 25 mm et 40 mm sur la Déodatie

Le bilan pluviométrique se situe en-dessous de la normale avec un déficit compris :
- entre 25% et 50% sur le nord du Val-de-Meuse et le Pays de Montmédy,
- entre 50% et 75% le plus souvent et même parfois un peu plus, partout ailleurs

- ALSACE

Le nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 1 mm est compris entre 1 et 5 jours.
Le nombre de jours de pluie supérieure ou égale à 10 mm est compris entre 0 et 3 jours.
La 3ème décade est un peu arrosée alors que les deux autres sont extrêmement sèches.

Le cumul mensuel de précipitations agrégées pour l’Alsace est de 12.6 mm soit un déficit global de près de 79%.

Les cumuls sont compris :
- Pour le Bas-Rhin :
* entre 5 mm et 15 mm sur le Grand Ried, le Ried Nord, le Piémont viticole, le Piémont et Pays de Hanau, la Forêt de Haguenau, l’Outre-Forêt et les Vosges Moyennes,
* entre 15 mm et 20 mm sur les Vosges du Nord et l’Alsace Bossue
- Pour le Haut-Rhin :
* entre 5 mm et 20 mm sur le Piémont Viticole, le Sundgau, l’Ochsenfeld, la Forêt de Hardt et le Grand Ried,
* entre 20 mm et 40 mm sur les Hautes-Vosges

Le bilan pluviométrique se situe en-dessous de la normale avec un déficit compris entre 50% et 100%.

§ PLUIES EFFICACES

Le cumul des pluies efficaces est négatif partout et compris :
- Entre 0 et -25 mm vers le Pays Rémois,
- Entre -25 et -50 mm le plus souvent dans la Marne et les Ardennes,
- Entre -25 et -75 mm pour l’Alsace, la Lorraine et les départements de l’Aube et la Haute-Marne

§ EAU DANS LE SOL AU 01/05/2020

L’indice d’humidité des sols au 01/05/2020 est :
* compris entre 0.45 et 0.60 le plus souvent sur la région,
* compris entre 0.55 et 0.65 sur les Hautes-Vosges, le Pays de Montmédy, l’Argonne, le nord du Val-de-Meuse, et le Pays Rémois,
* compris entre 0.55 et 0.70 au nord de la rivière Aisne dans les Ardennes

Cela génère un écart pondéré à la normale :
* compris entre 0% et -40% dans les Ardennes et la Marne,
* compris entre -20% et -40% dans l’Aube, la Haute-Marne et en Lorraine,
* compris entre -20% et -50% en Alsace

(Source : Météo-France)

Eaux superficielles


Sur le bassin du Rhin, tous les cours d’eau présentent des débits bas pour la saison après un mois d’avril particulièrement sec, à croire que la pluie, elle aussi est restée confinée.
En effet le cumul mensuel de précipitations agrégées pour l’Alsace est de 12.6 mm soit un déficit global de près de 79%.
Les hydraulicités sont très faibles, surtout dans le Haut-Rhin (moyenne de 0.3 pour l’Ill amont ainsi que les affluents vosgiens de l’Ill).
Dans le Bas-Rhin, les hydraulicités sont comprises entre 0.4 pour l’Ill à Kogenheim, le Giessen ou la Bruche, et 0.6 pour le Rhin, la Zorn ou la Moder.

Sur le bassin de la Sarre, un déficit de 50% (hydraulicité 0.5) est généralement observé.

Sur les bassins Meuse et Moselle, les situations hydrologiques se succèdent mais ne se ressemblent pas. Après un mois de mars 2020 avec des débits moyens mensuels largement supérieurs aux normales, les très faibles précipitations observées durant le mois d’avril ainsi que le développement de la végétation ont conduit à la poursuite de la chute des débits, amorcée dès la deuxième quinzaine de mars.

Pour le bassin de la Moselle, les débits moyens sont inférieurs d’au moins 60% par rapport aux normales. Pour la Moselle amont, le débit moyen enregistré à Rupt-sur-Moselle représente même seulement 20% du débit de référence.
La situation est un peu plus favorable pour les affluents, avec une hydraulicité de de 0.5 pour la Seille et le Madon, et de 0.7 pour l’Orne.

Pour le bassin de la Meuse, on observe un gradient amont/aval déjà observé le mois dernier. Les têtes de bassins sont très sensibles au manque de précipitations puisque les débits moyens observés à l’amont du bassin (Goncourt et Soulosse) sont de l’ordre de 20% des débits moyens interannuels pour un mois d’avril.
Les débits moyens observés à l’aval sur la partie ardennaise du bassin (notamment sur celui de la Chiers) sont inférieurs mais plus proches des normales(autour de 75%).

Sur les bassins de la Seine Normandie, les précipitations observées au mois d’avril sont bien inférieures à la normale. Le mois d’avril a été particulièrement sec. Les hydraulicités pour ce mois sont globalement comprise entre 0.4 et 0.8. A Outre-Aube sur l’Aube et à Mussey-sur-Marne sur la Marne, les Hydraulicités sont comprises entre 0.2 et 0.4. Par contre, à Soudron sur la Soude et à Saint-Saturnin sur la Superbe, elles sont comprises entre 1.2 et 2.

Sur le bassin du Rhin, le débit minimal enregistré pendant 3 jours consécutifs est observé en fin de mois avant les quelques pluies récemment observées.
A l’image des débits moyens, les affluents vosgiens de l’Ill et l’Ill amont proposent les statistiques les plus sèches (20 ans sec à Guebwiller sur la Lauch ou à Reiningue sur la Doller, jusqu’à +50ans sec sur la Thur à Willer-sur-Thur !). Ailleurs les valeurs sont comprises entre 2 et 5 ans sec.

Sur le bassin de la Sarre, le débit minimal enregistré pendant 3 jours consécutifs est compris entre 2 et 5 ans sec.

A l’exception de la Chiers aval et de la Vence, affluents de la Meuse aval, l’ensemble des stations suivies dans le cadre de ce BSH des bassins de la Meuse et de la Moselle affichent des
débits minimaux enregistrés pendant 3 jours consécutifs inférieurs, voire très inférieurs aux valeurs médianes.

Ces débits sont observés à la fin du mois d’avril après une longue période sans précipitations significatives et avant les premières réactions observées suite aux pluies du début du mois de mai.

Sur le bassin de la Moselle, les débits minimaux enregistrés pendant 3 jours consécutifs sont même inférieurs au décennal sec pour la Moselle amont, la Meurthe (St-Dié et Damelevières) et même plus à l’aval, à la station de Custines (temps de retour : 20 ans sec !).

Sur le bassin de la Meuse, si la faiblesse de ces débits est moins marquée à l’aval que sur la Moselle pour un mois d’avril, ces derniers restent inférieurs au médian (temps de tour 2 à 5 ans sec).

Sur les bassins de la Seine Normandie, les débits minimaux sur trois jours consécutifs sont en baisse par rapport au mois de mars et sont observés en fin de période pour l’ensemble des stations.
Les débits sont globalement inférieurs au médian. A Outre-Aube sur l’Aube et à Mussey-sur-Marne sur la Marne, les débits de base sont inférieurs au décennal sec. A Soudron sur la Soude et à Saint-Saturnin sur la Superbe, les débits de base sont encore supérieurs au médian.

Eaux souterraines


Le mois d’avril 2020 est caractérisé par déficit pluviométrique sur la région Grand Est. Sur les nappes des calcaires de Lorraine, la tendance d’évolution du niveau moyen mensuel continue à la baisse, la décharge estivale a maintenant commencée et suivant les secteurs, les niveaux moyens mensuels sont très hétérogènes allant de valeurs hautes à basses. Les grés du Trias inférieur sont également à la baisse et conservent encore des niveaux inférieur aux niveaux habituellement observés à cette période en raison des deux dernières années de sécheresse de 2018 et 2019, certains niveaux sont trés bas (Gelacourt, Voyer ou Relanges).

Les niveaux moyens d’avril sont globalement en baisse par rapport au mois de mars sur la majeure partie de l’Alsace.
Dans le Bas-Rhin, les moyennes sont presque partout en baisse, sur le secteur nord et sur la nappe du Pliocène (de -19 cm à Sessenheim jusqu’à -39 cm à Wissembourg), autour de Strasbourg (entre -25 et -30 cm) et dans le sud du département, où les niveaux baissent aussi de -36 cm à Rossfeld. Le seul secteur encore en hausse est celui de Weitbruch (+5 cm), mais avec les déficits cumulés précédents, le niveau y reste bas. Ailleurs, les niveaux sont globalement modérément bas, voire autour de la moyenne (seul le point de Sessenheim reste modérément haut). Dans le Haut-Rhin, les niveaux sont en baisse au nord (-34 cm à Holtzwihr), dans le centre plaine et le secteur de la Thur (-81 cm à Cernay). Les secteurs du cône de la Fecht et ceux le long du Rhin sont encore en légère hausse (env. +10 cm), ainsi que le Sundgau oriental, qui poursuit sa remontée (+31 cm à Habsheim). Les niveaux restent dans l’ensemble autour de la moyenne ou modérément bas, mais aussi localement bas à Holtzwihr et toujours très bas à Habsheim.

Pour les aquifères du bassin Seine-Normandie, les nappes sont en phase de vidange depuis la moitié du mois de mars ou début avril suivant leur réactivité. Les niveaux moyens mensuels sont globalement autour de la moyenne, voire modérément hauts (Craie et Tertiaire) ou modérément bas (Alluvions et Albien) sur certains points de surveillance, à l’exception des nappes de l’Albien et Calcaires du Jurassique dont les niveaux sont bas.
(Sources : BRGM, APRONA, Délégation de bassin Rhin-Meuse)


Une liste des piézomètres de la région Grand est disponible en téléchargement ci-dessous. Le tableau contient des liens vers les informations relatives à chaque point de mesure.
Liste des piezomètres de la région Grand-Est (format pdf - 75.6 ko - 27/06/2018)

Réservoirs


Pour les réservoirs et barrages de la région Grand Est, le niveau de remplissage global est de l’ordre de 72% pour les retenues destinées à la navigation. Pour les retenues destinées à l’alimentation en eau potable, le réservoir de Madine affiche un taux de remplissage de 97% et la retenue de Michelbach de 96%. Pour les retenues destinées au soutien de l’étiage, le remplissage est de l’ordre de 77%. A noter que le barrage de Kruth est en travaux d’entretien depuis cet automne et affiche un taux de remplissage inférieur à 10%.

Liens utiles…..


Vigicrues :
https://www.vigicrues.gouv.fr/

Le suivi de l’étiage :
http://www.grand-est.developpement-durable.gouv.fr/etiage-secheresse-r244.html

La banque hydro :
http://hydro.eaufrance.fr/

Le portail d’accès aux données sur les eaux souterraines :
http://www.ades.eaufrance.fr/

Glossaire

Thème 1. Météorologie :

Évapotranspiration :
Quantité d’eau consommée qui comprend d’une part l’eau transpirée par la plante, d’autre part l’évaporation directe à partir du sol, exprimée en millimètre.

Évapotranspiration Potentielle ETP :
Correspond à la quantité maximale d’eau transpirée par les végétaux et à l’évaporation du sol dans des conditions idéales.

Normale (météorologique) :
Moyenne de variables météorologiques calculées sur une période uniforme relativement longue choisie par consensus et telle qu’une moyenne établie sur toute période plus longue n’ait pas une valeur significativement différente. En météorologie, une période de 30 années a été retenue par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Les périodes de référence furent 1901-1930, 1931-1960, 1951-1980, et actuellement la période est 1971-2000.
Attention, à ne pas confondre avec la moyenne (voir définition dans ce glossaire).

Pluie efficace (ou bilan hydrique potentiel) :
Différence entre les cumuls de précipitations (RR) et l’évapotranspiration potentielle (ETP). Elle peut donc être négative.

RR (Rainfall Runoff) :
Cumul de précipitations, généralement exprimé en millimètre de pluie (mm).

Thème 2. Hydrologie :

Débit  :
Volume d’eau écoulé par unité de temps généralement exprimé en mètre cube par seconde (m3/s).

Débit de pointe de crue :
Débit instantané maximum observé.

Débit de base (VCN 3) :
Le VCN 3 correspond au débit moyen minimal calculé sur 3 jours consécutifs sur une période donnée. La date du VCN3 correspond au premier des trois jours considérés.

Débit moyen journalier (QMJ) :
Le débit moyen journalier correspond au volume écoulé sur une journée rapporté à l’unité de temps, et généralement exprimé en m3/s.

Hydraulicité mensuelle :
Rapport du débit moyen du mois considéré à la moyenne historique du mois considéré. Elle permet de positionner un mois par rapport à un mois moyen.

Module mensuel :
Moyenne de l’ensemble des débits moyen mensuels d’un mois considéré, calculé sur l’ensemble de la période d’observation de la station.

Thème 3. Piézométrie :

Aquifère (ou nappe d’eau souterraine) :
Formation géologique contenant de façon temporaire ou permanente de l’eau mobilisable, constituée de roches perméables et capables de la restituer naturellement et/ou par exploitation. On distingue deux types d’aquifères :
- Aquifère à nappe libre : l’aquifère reposant sur une couche très peu perméable est surmonté d’une zone non saturée en eau.
- Aquifère captif (ou nappe captive) : dans une nappe captive, l’eau souterraine est confinée entre deux formations très peu perméables. Lorsqu’un forage atteint une nappe captive, l’eau remonte dans le forage.

Niveau piézométrique :
Niveau auquel peut monter l’eau d’une nappe dans un tube (le piézomètre) lorsqu’on réalise un forage. Ce niveau correspond à la pression de la nappe, il est généralement donné en mètres NGF.

Piézomètre :
Tube foré dans le sol atteignant la nappe phréatique et permettant de mesurer son niveau. Certains puits ou forages qui ne sont plus exploités aujourd’hui servent également de piézomètres.

Thème 4. Statistique

Fréquence :
Pourcentage de chance qu’un événement se produise sur une période donnée.

Fréquence quinquennale (respectivement décennale) sèche ou humide :
Valeur-seuil dépassée 20 % (respectivement 10 %) du temps.

Médiane :
Valeur qui divise une séquence ordonnée de données en deux parties strictement égales. En l’absence de valeurs toutes similaires, la moitié des observations sera inférieure et l’autre moitié sera supérieure à la médiane. Elle est aussi appelée normale en hydrologie.

IPS (Indicateur Piézométrique standardisé) :
Il est défini sur une échelle dite « standard », sa valeur numérique varie entre –3 et +3 (sans unité), il facilite le calcul d’un indicateur global à partir d’un indicateur ponctuel, il permet d’avoir une vision homogène de l’état des nappes libres (ou captives) à l’échelle nationale.

Période de retour (ou durée de retour) :
Inverse de la fréquence, généralement exprimée en nombre d’années. Par exemple, pour une fréquence quinquennale (soit 20%, donc 1/5ème), la période de retour est de 5 ans.

COTECO :
Comité Technique de Coordination de l’EPTB Seine Grands Lacs.

EPTB Seine Grands Lacs :
Etablissement Public Territorial de Ba