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Connaissance et développement durable

L’état de santé de la population régionale : des indicateurs défavorables

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publié le 30 septembre 2016

En Champagne-Ardenne, les indicateurs de santé [1] sont globalement défavorables, avec une espérance de vie à la naissance inférieure à la moyenne nationale (76 ans contre 77,4 ans au niveau national pour les hommes, 83,5 ans contre 84,4 ans pour les femmes), une mortalité infantile plus élevée (4,3 décès pour 1000 naissances vivantes en 2006-2008, contre 3,6 à l’échelle nationale) et une mortalité prématurée plus forte, notamment les décès évitables. Les maladies cardio-vasculaires, le diabète et les tumeurs sont les principales causes de décès. On constate également une surmortalité pour les maladies liées à des comportements à risque (tabac, alcool), comme les cancers, maladies de l’appareil digestif, psychoses, accidentologie routière. Enfin, le nombre de personnes obèses en Champagne-Ardenne a doublé sur les 13 dernières années. Selon le baromètre santé nutrition 2009, chez les personnes de 18 à 34 ans, on compte 38,2 % d’hommes et 33,4 % de femmes obèses ou en surpoids (contre 26,8 % et 21 % à l’échelle nationale).

Par ailleurs, la population champardennaise est vieillissante et en conséquence particulièrement vulnérable. Cette caractéristique devrait se renforcer à l’horizon 2030 avec une augmentation de 25 % des plus de 80 ans.
L’âge, le sexe, les facteurs génétiques, comme les comportements individuels (habitudes alimentaires, inactivité physique, recours à la voiture individuelle systématique) ne suffisent pas à expliquer les différences observées à l’échelle nationale. Les conditions de vie et de travail, la qualité de l’environnement et plus généralement du cadre de vie, ont un impact important sur la fréquence des comportements « à risque », sur l’accès à la prévention, au diagnostic et aux soins [2] . Un rapport récent de l’OMS [3] relatif aux inégalités en santé environnementale en Europe, indique que les groupes socio-économiquement défavorisés sont souvent à la fois potentiellement surexposés aux nuisances et pollutions environnementales et plus vulnérables aux effets sanitaires qui en résultent.

[1Source : Plan stratégique régional de santé, ARS, 2012, chapitre 3 Le diagnostic partagé

[2Source : Inégalités territoriales, environnementales et sociales de santé, regards croisés en régions : de
l’observation à l’action, Ministère des affaires sociales et de la santé et Ministère de l’écologie, du
développement durable et de l’énergie, janvier 2014

[3Environmental health inequalities in Europe. Copenhagen, OMS Europe, 2012