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Prévention des risques

Les nanomatériaux, nouvelles connaissances,…

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publié le 15 juin 2017 (modifié le 13 septembre 2017)

L’utilisation des nanomatériaux est en plein essor et permet de nombreuses applications innovantes notamment dans le secteur industriel et des produits de santé. Cet essor se mesure également au sein des installations classées dans lesquelles les quantités de nanomatériaux produits ou manipulés ont fortement augmenté.

A très petite échelle…

Les nanomatériaux sont des matériaux fabriqués intentionnellement à l’échelle nanométrique dont la taille ou la structure comporte au moins une dimension comprise entre 1 et 100 nanomètres environ (soit 1 million de fois plus petit que le millimètre).

De fascinantes propriétés apparaissent…

La taille "nanométrique" confère des propriétés physiques, chimiques ou biologiques particulières.
De même que des cristaux de sucre en poudre se dissolvent plus aisément dans de l’eau chaude que des carrés de sucre, les nanomatériaux sont plus réactifs que les matériaux à échelle plus grande :
- le nano-argent devient par exemple un antibactérien très efficace,
- le carbone, lui, peut devenir jusqu’à cent fois plus résistant que l’acier.

La taille nanométrique permet aux nanomatériaux de pénétrer la cellule, ce qui peut présenter des bénéfices pour des usages médicaux, notamment pour les techniques qui nécessitent un ciblage particulier.

Mais parmi les risques émergents, les enjeux sanitaires liés au développement des nanomatériaux manufacturés occupent une place importante.

Étant donné le caractère récent de leur développement, des interrogations sanitaires existent néanmoins sur au moins une partie des nanomatériaux. Les agences sanitaires de nombreux pays ont réalisé diverses études sur les effets potentiels de certains nanomatériaux sur l’environnement et la santé. En ce qui concerne la France, l’INERIS et surtout l’ANSES ont été amenés à produire des rapports d’évaluation sanitaire.
Afin de mieux connaître la réalité de la production et de l’utilisation de ces substances, la France a mis en place un dispositif de déclaration des substances à l’état nanoparticulaire. Les modalités d’application de ces dispositions ont été définies par le décret en Conseil d’État du 17 février 2012, puis les informations à déclarer ont été précisées par l’arrêté du 6 août 2012. Les déclarations doivent être réalisées chaque année, sur les données de l’année précédente, et par voie électronique par le biais du système d’information développé à cet effet : le site r-nano (www.r-nano.fr).

Un Guide dont l’objectif est de recenser les meilleures techniques identifiées à l’échelle industrielle pour limites les émissions de nanomatériaux à l’extérieur des sites.

Un groupe d’inspecteurs expérimentés réuni par le ministère a établi un référentiel à partir d’observations terrains sur des sites industriels en France et aux Etats-Unis. Disponible depuis mars 2017, ce guide « meilleures techniques disponibles à envisager pour la mise en œuvre des substances à l’état nanoparticulaires », partagé avec les fédérations professionnelles, servira de base de dialogue technique constructif avec les exploitants au même titre que les débats techniques menés avec eux pour l’amélioration au quotidien des rejets dans l’air, l’eau et les sols ainsi que pour la réduction des risques qu’il génère pour son voisinage.

lien utile : http://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/nanomateriaux


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