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Ville, habitat, logement, construction durables

Le radon et la santé dans le bâtiment

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publié le 21 juin 2019

Radon ? Quel drôle de nom !

Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle provenant de la désintégration du radium, lui-même issu de la désintégration de l’uranium contenu dans la croûte terrestre. Il est inodore et incolore. Le radon est présent partout à la surface de la Terre mais plus particulièrement dans les sous-sols granitiques et volcaniques.

Il a été reconnu cancérigène pulmonaire certain pour l’homme depuis 1987 par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS). Une exposition régulière durant de nombreuses années, à des concentrations excessives de radon accroît donc le risque de développer un cancer du poumon. Cet accroissement du risque est proportionnel au temps d’exposition et à sa concentration dans l’air respiré.

En France, il constitue la principale source d’exposition aux rayonnements ionisants et le second facteur de risque de cancer du poumon après le tabagisme. Le nombre annuel de décès par cancers du poumon attribuable au radon est estimé à 3000 décès annuels.
En cas d’exposition simultanée à la fumée de cigarette et au radon, le risque de développer un cancer du poumon est majoré.

Le radon provient du sol et se trouve, par effet de confinement, à des concentrations plus élevées à l’intérieur des bâtiments qu’à l’extérieur. Les particules du radon sont alors inhalées avec l’air respiré et se déposent dans le poumon.

Du radon dans ma maison ? !

La cartographie du potentiel radon des communes a été modifiée par l’arrêté ministériel du 27 juin 2018 portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français : de nouvelles communes sont donc concernées dans la région Grand Est.
Pour connaître le potentiel radon de votre commune, consultez le cartographie de l’Institut des Risques et de la Sûreté Nucléaire (IRSN), en cliquant ici.

La caractérisation du risque se fait en 3 catégories :
– catégorie 1 : communes localisées sur les formations géologiques présentant les teneurs en uranium les plus faibles.
– catégorie 2 : communes localisées sur des formations géologiques présentant des teneurs en uranium faibles mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments.
– catégorie 3 : communes qui sur au moins une partie de leur superficie, présentent des formations géologiques dont les teneurs en uranium sont estimées plus élevées comparativement aux autres formations. Les formations concernées sont notamment celles constitutives de massifs granitiques, certaines formations volcaniques mais également certains grès et schistes noirs.

La présence de radon dans les bâtiments résulte de nombreux paramètres, notamment :
– des caractéristiques propres au sol sous-jacent (concentration dans le sol, perméabilité et humidité du sol, présence de fissures ou de fractures dans la roche sous-jacente),
– des caractéristiques propres au bâtiment (procédé de construction, fissuration de la surface en contact avec le sol, système d’aération, etc.),
– du comportement des occupants vis-à-vis de l’aération des locaux.

Dans une moindre mesure, le radon peut également provenir de l’air extérieur, de matériaux de construction très spécifiques et de l’eau à usage domestique (dégazage de l’eau provenant de nappes souterraines en terrain granitique).

Afin de diminuer la présence de radon dans les bâtiments, il faut à la fois empêcher le radon de rentrer dans le bâtiment, en prêtant une attention particulière à son étanchéité, et évacuer le radon présent, en veillant à avoir un renouvellement d’air suffisant par ventilation et aération.