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Connaissance et développement durable
 

E2/ Enrayer la consommation d’espace, vecteur d’impacts sur le patrimoine naturel, le cadre et la qualité de vie des habitants

La Champagne-Ardenne fait partie des ex-régions parmi les moins artificialisées de France. En revanche, son artificialisation a progressé de 11 % entre 2000 et 2012 alors qu’elle perd de la population, une situation témoignant de pratiques de développement peu économes en foncier. En Champagne-Ardenne comme ailleurs, l’augmentation de l’artificialisation est portée principalement par l’accroissement du nombre de logements. L’enjeu est d’autant plus fort en Champagne-Ardenne que les projections démographiques annoncent une diminution de la population de 7 % à horizon 2030 quand le nombre de résidences principales augmenterait de 14 %.

La consommation d’espace entraîne des impacts directs sur la biodiversité (destruction, fragmentation des écosystèmes), les paysages, les ressources en eau et les risques d’inondation auxquels le territoire est particulièrement sensible. Par ailleurs, l’étalement urbain conduit à un allongement des distances pour rejoindre son lieu de travail, les équipements et services, et à une augmentation du nombre de ménages ayant recours à la voiture, avec des conséquences sur les nuisances sonores, la pollution de l’air et les émissions de gaz à effet de serre. C’est aussi un facteur d’aggravation de la vulnérabilité énergétique (16 % des ménages potentiellement concernés en Champagne-Ardenne par une vulnérabilité énergétique causée par le poste transport).