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Impact du vieillissement sur les politiques locales de l’habitat

Fiche 3.2 : Les nouveaux modes d’habiter

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publié le 7 novembre 2018

L’essentiel

Objectif  : Connaître et développer de nouveaux modes d’habiter répondant à la diversité des besoins et des profils de seniors.

Contexte  : Les seniors souhaitent majoritairement aujourd’hui vieillir à domicile mais peuvent se retrouver confrontés à un risque d’isolement. Le lieu où l’on vit même s’il est adapté ne se limite pas à ses aspects fonctionnels mais est aussi un espace où se jouent les solidarités familiales ou de voisinage. Face à ces enjeux, de nouvelles tendances en matière d’usage des logements émergent chez les seniors avec le développement des résidences services ou de nouvelles pratiques de colocation ou de mise en location d’une partie de son logement. 

  • Quels sont les nouveaux modes d’habiter répondant aux aspirations des seniors ?

Pour répondre aux attentes des seniors recherchant un environnement plus sécurisant et convivial, de nouveaux modes d’habiter se développent hors du champ médico-social. On peut distinguer deux grands types d’habitats intermédiaires : les logements partagés (colocation ou cohabitation entre seniors ou entre les générations, accueil familial), l’habitat groupé (résidences-services, résidences sociales)

  • Quelles sont les solutions-habitat intermédiaires développées dans le Grand Est ? 

Comme dans les autres régions, les résidences services se sont fortement développées ces vingt dernières années. Des bailleurs sociaux ont développé des résidences sociales ou des formules originales comme l’habitat participatif intergénérationnel. Enfin, même si elles restent encore marginales, de nouvelles formules sont apparues surtout dans les villes du Grand Est : colocation entre seniors ou intergénérationnelle, projet d’habitat alternatif issu de la société civile (habitat participatif, coopératif ou autogéré)

  • Quel peut être le rôle de la collectivité dans de telles initiatives ?

Les communes et EPCI, acteurs de l’action sociale et de l’habitat, sont souvent à l’initiative de projets alternatifs en partenariat avec les acteurs du logement. Elles jouent notamment un rôle essentiel pour apporter des solutions adaptées aux personnes âgées fragilisées. 

Points d’attention et clés de réussite

  • Facteurs de succès
    • Une bonne relation entre logeurs et logés : L’engagement dans un projet de cohabitation ou de colocation intergénérationnelle nécessite une bonne relation entre logeurs et logés.
    • L’intermédiation assurée par une association facilite cette relation par la définition du contrat d’accueil ou d’une charte de convivialité. Elle peut également assurer la médiation en cas de conflit.
  • Points de vigilance

La signature d’un contrat entre logeurs et logés permet de clarifier les bases de la relation et d’éviter tout risque de conflit potentiel

Retours d’expérience

1 - L’association « 1 toit 2 générations » favorise la cohabitation intergénérationnelle

L’association facilite et accompagne la mise en relation entre logeurs et logés qui deviennent adhérents de l’association. Elle établit les documents nécessaires à la mise en place de l’hébergement et assure le suivi de relation. Trois formules de cohabitation sont proposées avec des engagements financiers dégressifs suivant l’échange de services défini entre les parties prenantes. Active depuis plusieurs années à Nancy, elle s’est récemment étendue à l’agglomération messine.

Pour en savoir plus : cliquez ici.

2 - L’accueil familial  

La personne âgée est hébergée au sein d’une famille ayant reçu un agrément d’accueillant délivré par le Conseil départemental. Le coût de l’accueil dépendra des conditions définies dans le contrat d’accueil : durée du séjour, rémunération pour services rendus, frais d’entretien, mise à disposition d’une chambre… L’accueillant s’engage à garantir le respect du bien-être de la personne âgée, de sa santé et de sécurité. Il assure en général l’hébergement et la restauration ainsi que l’entretien des effets personnels. 

L’association Famidac des accueillants familiaux anime un réseau facilitant les échanges entre les accueillants et leurs partenaires et un espace Internet ressources. La Région Grand Est comptait 726 accueillants selon l’annuaire Famidac). Les personnes accueillies sont majoritairement des personnes handicapées mais la formule représente une solution alternative à l’hébergement en établissement. 

Pour aller plus loin
  • AUDIAR Rennes, 2015, Habitat et vieillissement : les formules de logement intermédiaires pour personnes âgées, entre le domicile personnel et l’hébergement institutionnel
  • https://www.colocationseniors.fr/ : site de colocation entre seniors sur le Grand Nancy, créé par l’association « Un toit partagé »
  • https://reseau-cosi.org/ : le réseau national COSI fédère depuis 2004 des structures de Cohabitation Solidaire Intergénérationnelle autour des valeurs d’une charte commune devant garantir la qualité du lien intergénérationnel
  • http://www.logements-solidaires-vosges.fr/ : solution de mise en relation gratuite proposé par le CLLAJ de Saint-Dié-des-Vosges mettant en lien les personnes disposant d’une chambre libre chez eux et des jeunes recherchant une solution de logement temporaire

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