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Prévention des risques

Les secteurs concernés par les aléas miniers.

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publié le 20 juin 2016 (modifié le 1er août 2018)

  BASSIN FERRIFERE

Dans les années 90, la situation de ce bassin d’exploitation a conduit à mobiliser les pouvoirs publics pour l’organisation d’un pôle d’expertise, la mise en sécurité des sites d’exploitation, et le développement d’un cadre général de mise à disposition de la connaissance sur les aléas miniers.

A cette époque, en effet, certaines parties du bassin ferrifère ont été marquées par la réalisation de certains risques miniers.

Les principaux évènements intervenus sont :

  • Octobre et novembre 1996 : affaissements progressifs de la cité de Coinville et de la rue de Metz à Auboué ;
  • Mai 1997 : affaissements progressifs de Moutiers haut ;
  • Août 1998 : inondation de caves dans le bourg de Moyeuvre-Grande ;
  • Octobre/novembre 1998 : fontis dans les jardins et cours intérieures de la cité Curel à Moyeuvre-Grande ;
  • Octobre 1998 à Février 1999 : effondrement progressif touchant des habitations de Roncourt ;
  • Eté 1999 : présence d’air appauvrit en oxygène provenant de la mine à Moyeuvre-Grande ;
  • Juin 2002 : zone à risque d’effondrement brutal localisé à Thil (Cité du Stock) ;
  • Mars 2002 : zone à risque d’effondrement brutal non écarté à Fontoy (Rue de Longwy) ;
  • Décembre 2004 : zone à risque d’effondrement brutal non écarté à Moutiers (Cité de Gorcy).

Une fois identifiées, les zones habitées sont traitées selon leur niveau de risque.

S’il y a un risque qui menace gravement la sécurité des personnes, en application de l’article L174-6 du nouveau code minier, le traitement consistera à supprimer le risque (par exemple par comblement) ou à procéder à l’expropriation de la zone ; les études de faisabilité étant souvent complexes, une surveillance provisoire pourra être installée afin de protéger la population dans l’attente de la décision.

- Consultez les cartes d’aléas du bassin ferrifère de Briey-Longwy-Thionville-Nancy

  BASSIN HOUILLER

Compte tenu de la méthode d’exploitation pratiquée, exploitation totale du gisement, aucun affaissement significatif n’est attendu dans le bassin houiller. Dans le secteur du « sillon profond » sur la commune de Freyming-Merlebach, où des mouvements de terrains sont susceptibles de se produire au cours de l’ennoyage des travaux miniers, des restrictions d’urbanismes sont imposées ; il en est de même autour des têtes de puits pouvant présenter un risque géotechnique avéré. Ces restrictions font l’objet d’un porter à connaissance et d’une inscription aux documents d’urbanisme des communes concernées (PLU).

- Consulter les cartes d’aléa du bassin houiller (Pages infos acquéreurs)

  BASSIN SALIFERE

Bassin salifère

Les études en cours sur la mine de Varangéville montrent que, dans l’état actuel (mine sèche en exploitation et régulièrement surveillée), la surface du sol connaît un affaissement très lent et progressif consécutif à l’écrasement des piliers sous l’effet du fluage du sel.

La poursuite de cette évolution constituerait le scénario le plus favorable, la mine se refermant alors progressivement sans incidence marquée sur les enjeux ce surface.

Dans la partie ancienne de la mine, située au Nord du canal de la Marne au Rhin, il ne peut toutefois être exclu que, dans les quartiers où les piliers sont le plus chargés, le fluage actuel passe à un fluage à vitesse croissante (fluage tertiaire), entraînant inévitablement la rupture des piliers. Il est également envisageable que la mine soit envahie d’eau, entraînant des dissolutions locales et un affaiblissement des piliers, se traduisant par une accélération de l’affaissement.

Une zone d’aléa a ainsi été définie autour des travaux de l’ancienne mine de Varangéville.

Il en est de même pour les travaux de la mine Saint Laurent Charmel à Einville-au-Jard.

Concernant la mine moderne de Varangéville, secteur situé au Sud du canal de la Marne au Rhin, les études ont montré qu’il n’existait pas d’aléa « mouvement de terrain » significatif.

S’agissant de l’exploitation du sel par dissolution, de par les conséquences qu’elle engendre vis-à-vis des terrains de recouvrement, il s’avérait nécessaire de fixer des distances de protection par rapport aux infrastructures de surface. Dans ce domaine, les règles suivantes ont été définies d’un commun accord entre la DREAL (ex DRIRE) et les exploitants miniers (les distances s’entendent entre limite d’emprise de l’infrastructure considérée et l’implantation du sondage le plus proche) :

  • 250 m de part et d’autre d’un canal ;
  • 500 m de part et d’autre d’une voie ferrée ;
  • 400 m par rapport aux limites d’une zone habitée ;
  • 400 m par rapport à l’axe d’un sondage de prélèvement d’eau ;
  • 400 m de part et d’autre d’une route nationale ;
  • 200 m de part et d’autre d’une route départementale ;
  • 200 m de part et d’autre d’une ligne de transport électrique de plus de 65 000 volts.

Seules les règles relatives aux canaux et aux voies ferrées ont fait l’objet d’une sanction officielle (décisions ministérielles des 15 mars 1877, 6 février 1878 et 2 janvier 1880).

La délimitation des zones urbaines ou à urbaniser s’effectue selon les principes suivants :

  • les limites considérées ne doivent pas s’approcher à moins de 400 m d’un sondage d’exploitation existant ou déjà programmé ;
  • les limites étant ensuite définies, aucun nouveau sondage d’exploitation du sel ne sera implanté à moins de 400 m de distance.

Aux éléments ci-dessus se superpose le périmètre de risque d’affaissements dû à la dissolution du sel sur les communes de Crévic, Dombasle-sur-Meurthe, Haraucourt, Laneuveville-devant-Nancy, Lenoncourt, Rosières-aux-Salines, Saint-Nicolas-de-Port, Sommerviller et Varangéville.

- Consulter les cartes d’aléa du bassin salifère (Pages infos acquéreurs)

  AUTRES EXPLOITATIONS MINIÈRES

Outre les exploitations minières précitées, le territoire lorrain a été le siège de nombreuses exploitations, parfois très anciennes.

On citera en particulier :

  • l’ancienne mine de plomb du Bleiberg sur la commune de Saint-Avold (Moselle) ;
  • les anciennes mines de plomb de Hautbois et Castelberg sur la commune de Longeville-lès-Saint-Avold (Moselle) ;
  • les anciennes mines de plomb et de cuivre de la Grande Saule-Falck et de Béring, sur les communes de Falck et Hargarten-aux-Mines (Moselle) ;
  • la mine de Noire-Goutte sur les communes de Fresse-sur-Moselle, Bussang et Le Ménil (Vosges).
    Tous ces sites ont pour point commun la nature artisanale des travaux miniers et la faible profondeur à laquelle ils ont été entrepris

- Consulter les cartes d’aléas associés à ces anciennes exploitation (en fin de Pages infos acquéreurs)