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Connaissance et développement durable
 

E4/ Mettre en oeuvre un développement des territoires intégrant les questions de santé publique, de sécurité et de résilience, face aux pollutions, aux risques, et aux effets du changement climatique

La Champagne-Ardenne est un territoire exposé à des pollutions et des risques, en raison de ses caractéristiques géographiques et des types d’activités économiques qui s’y sont développés.

Le risque inondation par débordement des grands cours d’eau Aube, Seine, Marne, Aisne, Meuse est le principal risque naturel majeur. Le développement de la région s’étant concentré historiquement dans ces vallées, les principales agglomérations sont concernées, soit potentiellement un tiers de la population, et les enjeux économiques sont majeurs (ralentissement de l’activité, indemnisation des dégâts).

Les activités industrielles présentes et passées, nombreuses en raison d’un tissu d’activités bien implantées historiquement, sont susceptibles de générer des pollutions (de l’eau, de l’air, des sols) et des risques (explosion, intoxication, irradiation…) avec potentiellement des incidences sur la santé et la sécurité des habitants. On dénombre une trentaine d’établissements Seveso (seuils haut et bas confondus), établissements les plus à risques, et deux centrales nucléaires. Le risque peut aussi être dû au transport de matières dangereuses (y compris nucléaires) par route, fer ou canalisations. Les grands barrages sur la Seine, l’Aube et la Marne entraînent un risque de submersion rapide en cas de rupture des ouvrages.

Par ailleurs, la Champagne-Ardenne est aussi exposée dans une certaine mesure à des pollutions atmosphériques : pollutions aux particules émises principalement par les secteurs agriculture et résidentiel-tertiaire (chauffage), pollutions au dioxyde d’azote à proximité des grandes infrastructures routières, à l’ozone dans l’Aube et la Marne. Le trafic génère aussi des nuisances sonores dans les principales agglomérations, à proximité des infrastructures routières et ferroviaires.

Au-delà de ces risques et nuisances bien connus et faisant l’objet de dispositifs pour leur suivi et leur prévention, la Champagne-Ardenne est aussi concernée par des problématiques encore non réglementées, ou pour lesquelles la connaissance est encore insuffisante : pollution de l’air intérieur, molécules issues des pesticides dans l’air ambiant, champs électro-magnétiques… Par ailleurs, le changement climatique pourrait aggraver l’exposition à certains risques naturels et sanitaires (argiles, pollution de l’air), le lien avec le risque inondation étant encore difficilement appréciable. Il pourrait aussi favoriser l’émergence de nouveaux risques encore peu présents (feux de forêt, risques sanitaires liés aux vecteurs biologiques et aux canicules).

La prise en compte de cet enjeu implique de penser le développement du territoire en faisant de la santé et de la sécurité publique une priorité.